| La valeur du système d’information dans une fusion-acquisition |
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| Written by Bernard Parisot | |||||||||||||||||
| Thursday, 28 January 2010 12:32 | |||||||||||||||||
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Les financiers utilisent plusieurs méthodes de calcul de la valeur d'achat d'une entreprise. En fonction de sa motivation l'acheteur accepte un correctif positif ou négatif. S'implanter dans un pays, pénétrer un nouveau marché, acquérir une technologie ou des compétences, absorber un concurrent ou un fournisseur, croitre vite pour ne pas être acheté soi-même, grossir pour contrer des compétiteurs plus gros, diversifier son activité sont autant d'objectifs, parfois combinés, pour réaliser une acquisition. Stratèges, marketeurs et financiers savent définir leurs objectifs et qualifier leur cible. Au-delà de la lecture du bilan, ils savent donner une valeur aux sites de production, aux portefeuilles de produits et services, au parc clientèle, etc. Des opérationnels sont ensuite chargés de réaliser l'intégration. Je m'étonne que l'on n'accorde pas plus d'attention à la valeur et à la performance du système d'information (SI). Il me semble qu'une analyse des deux SI et que l'évaluation du problème de leur intégration pourrait - devrait - devenir un paramètre susceptible d'infléchir la valeur d'acquisition d'une entreprise. Après quelques années passées chez industriel, puis neuf années dans le conseil, j'ai pu observer maintes opérations de fusion de SI ayant tourné au cauchemar : elles se sont avérées à la fois titanesques et fort complexes. Une fois passée la trouble période de réorganisation, de suppressions de postes redondants, de départs forcés et de découverte mutuelle des cultures, vient le temps de la fusion des SI et de la refonte des processus d'exploitation informatique. Et là il faut résoudre ce que les dirigeants n'ont pas imaginé, par exemple :
Ces projets informatiques peuvent être techniquement très compliqués. Ils sont longs : de quelques semaines pour migrer vers une messagerie unique, à plusieurs années pour homogénéiser un parc applicatif. Ils sont porteurs de risques susceptibles d'affecter la performance de l'entreprise. J'ai le sentiment qu'ils ont été sous-estimés ou tout simplement pas considérés pour la transaction. Le système d'information a pris une telle importance et est devenu si complexe qu'il faudrait sans doute que l'audit du SI fasse partie de la due diligence. A minima l'acheteur devrait se faire une idée précise du SI de sa cible :
L'évaluation du chantier qui attend l'entreprise acheteuse suppose qu'elle connaisse de la même façon son propre SI. Une estimation même macroscopique peut révéler un coût et une durée à même de faire réfléchir sur la valeur de la société achetée. Richard Peynot
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